


<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Espagne - Eurosud TEAM</title>
	<atom:link href="https://www.eurosudteam.com/tag/espagne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.eurosudteam.com/tag/espagne/</link>
	<description>Transport Environnement Aménagement Mobilité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Jul 2023 14:03:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>
	<item>
		<title>Qui sommes nous ?</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/qui-sommes-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Qui sommes nous ?]]></category>
		<category><![CDATA[Association Eurosud Transport]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[GPSO]]></category>
		<category><![CDATA[Grands projets]]></category>
		<category><![CDATA[LGV BordeauxToulouse]]></category>
		<category><![CDATA[LGV Espagne France]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/qui-sommes-nous/</guid>

					<description><![CDATA[<p>UN OUTIL DE VEILLE ET DE PROSPECTIVE SPÉCIALISÉ AU SERVICE DES COLLECTIVITÉS ET DES ENTREPRISES Association loi 1901, créée en 1992, Eurosud TEAM développe une activité de veille stratégique, de...</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/qui-sommes-nous/">Qui sommes nous ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><h2><strong>UN OUTIL DE VEILLE ET DE PROSPECTIVE SPÉCIALISÉ AU SERVICE DES COLLECTIVITÉS ET DES ENTREPRISES</strong></h2>
<p>Association loi 1901, créée en 1992, Eurosud TEAM développe une activité de veille stratégique, de promotion et de communication en faveur des grands projets de transport,&nbsp;en particulier ferroviaires, au sein du Sud-Ouest européen, incluant les métropoles de Bordeaux, Toulouse et Montpellier, les villes moyennes et l’interconnexion avec le réseau à grande vitesse espagnol, de l’Atlantique à la Méditerranée.</p>
<h2><strong>DE NOMBREUX PARTENARIATS</strong></h2>
<p>Au-delà des relations étroites qu’Eurosud TEAM a établi avec ses membres, notre association entretient des relations privilégiées avec de nombreux porteurs de projets, maîtres d’ouvrages ou structures de lobbying à différentes échelles avec lesquels des actions sont développées en fonction des opportunités.</p>
<p>Nos actions mobilisent des&nbsp;collectivités, chambres de commerce régionales et territoriales, fédérations, clubs d’entreprises, entreprises (bureaux d’études, constructeurs, organismes financiers, transporteurs, logisticiens, gestionnaires et exploitants du ferroviaire, etc …), universités, associations, etc …</p>
<p>Nos partenaires privilégiés se situent en&nbsp;Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et au-delà, à Paris, Barcelone, Saragosse, Bruxelles, Lyon, etc &#8230;&nbsp;</p>
<h2><strong>UNE VOCATION EUROPÉENNE</strong></h2>
<p>Pour assurer ses&nbsp;missions, Eurosud TEAM possède une expertise reconnue dans les domaines de la conduite des grands projets, de la construction et de l’exploitation d’infrastructures ferroviaires, de la logistique et des transports, de l’aménagement, du financement et de la concertation.&nbsp;Cette expertise se base notamment sur l’animation d’un réseau européen et national de haut niveau.</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/qui-sommes-nous/">Qui sommes nous ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nos missions</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/nos-missions-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Qui sommes nous ?]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/nos-missions-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Assurer la veille des projets Nous effectuons une veille stratégique sur les grands projets de transport en France, en Espagne et en Europe, mais également sur leur environnement institutionnel et...</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/nos-missions-2/">Nos missions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><h2><strong>Assurer la veille des projets</strong></h2>
<p>Nous effectuons une veille stratégique sur les grands projets de transport en France, en Espagne et en Europe, mais également sur leur environnement institutionnel et économique, sur l&rsquo;intermodalité, la logistique, l&rsquo;activité portuaire, les flux de fret routiers et ferroviaires, l&rsquo;évolution des flux de voyageurs, etc &#8230;</p>
<h2><strong>Informer responsables et grand public</strong></h2>
<p>Nous participons à la pédagogie des projets d’infrastructures qui est plus que jamais déterminante aujourd&rsquo;hui et qui nécessite un engagement de long terme et l&rsquo;instauration d&rsquo;un véritable dialogue avec de nombreuses parties prenantes. Nous pensons que la diffusion d&rsquo;informations fiables et objectives sont la base d&rsquo;une argumentation solide, indispensable pour convaincre et faire avancer les projets.</p>
<h2><strong>Développer des actions de présence et d&rsquo;intervention</strong></h2>
<p>Nous sommes présents dans de nombreux évènements régionaux, nationaux et européens et organisons régulièrement des colloques, des rencontres, des visites techniques. Nous intervenons également en contribuant aux concertations initiées dans le cadre des projets, mais aussi sous la forme de communiqués ou de conférences de presse.</p>
<h2><strong>Favoriser les synergies par la mise en relation des acteurs</strong></h2>
<p>Nous avons la volonté de mettre en relation autour des enjeux de transport du Sud-Ouest européen, un maximum d&rsquo;acteurs socio-économiques. Ce&nbsp;« maillage » des acteurs&nbsp;est une des&nbsp;conditions&nbsp;nécessaires à la construction d&rsquo;un « maillage » territorial rationnel et foncièrement multimodal au service du développement économique.</p>
<h3>&nbsp;</h3>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/nos-missions-2/">Nos missions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un réseau d’acteurs</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/un-reseau-d-acteurs-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Un réseau d’acteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[LGV Espagne France]]></category>
		<category><![CDATA[LGV MontpellierPerpignan]]></category>
		<category><![CDATA[Liaisons transpyrénéennes]]></category>
		<category><![CDATA[politique des transports]]></category>
		<category><![CDATA[Projets ferroviaires]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux Transeuropéens]]></category>
		<category><![CDATA[RTET]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/un-reseau-d-acteurs-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>ALLIER LES ENERGIES Les régions du Sud-Ouest de l’Europe souffrent d’un important déficit en matière d’infrastructures ferroviaires performantes qui contraste cruellement avec leur dynamisme économique, démographique et culturel. Si elle...</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/un-reseau-d-acteurs-2/">Un réseau d’acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><h2><strong>ALLIER LES ENERGIES</strong></h2>
<p>Les régions du Sud-Ouest de l’Europe souffrent d’un important déficit en matière d’infrastructures ferroviaires performantes qui contraste cruellement avec leur dynamisme économique, démographique et culturel.</p>
<p>Si elle perdure, cette situation de déséquilibre par rapport aux autres modes de transport risque de compromettre le développement durable de cet espace ainsi que son intégration au sein de l’Union Européenne, en le maintenant à l’écart des grands courants d’échanges qui se sont déjà organisés autour des grands axes de communication.</p>
<p>Des décisions importantes ont été prises et le désenclavement ferroviaire du Sud-Ouest européen est en marche.</p>
<p>Mais le chemin sera long pour que Bordeaux et Toulouse soient reliées à grande vitesse à Paris, Marseille et Barcelone et pour que la Traversée Centrale des Pyrénées apporte une solution efficace à la menace d’asphyxie que représente la croissance exponentielle du trafic de poids lourds entre la péninsule ibérique, la France et l’Europe. Les différentes phases de définition de ces grands projets d’infrastructures feront l’objet d’études technico-financières et de procédures très longues et d’arbitrages souvent difficiles.</p>
<p>C’est en organisant la mobilisation de tous les acteurs autour de projets clairement définis que nous réussirons, ensemble, à en obtenir la réalisation concrète pour doter nos régions de communications à la hauteur de leur ambition et de leur potentiel, à l’instar des régions du Nord et de l’Est de l’Europe.</p>
<h2><strong>AGIR EN PARTENARIAT :</strong></h2>
<p>En complément de nos membres adhérents, nous&nbsp;recherchons sans cesse de nouveaux partenaires avec qui développer nos actions afin qu&rsquo;elle bénéficient de leur expérience et de leur ancrage territorial pour batir de solides synergies. parmi les plus récentes coopérations, on peut citer : Europolia à Toulouse, l&rsquo;Observatoire Régional des Transports de Toulouse, la plateforme multimodale MP2 à Perpignan, La Transalpine à Lyon, le projet CLYMA à Barcelone, les ports de Sète et Port Vendres, les entreprises Ambrogio et Eurorail au Boulou, la Communauté d&rsquo;Agglomération du Gard-Rodhanien, les missions GPSO et LNMP de SNCF Réseau, etc &#8230;</p>
<h2><strong>ASSOCIER LES DECIDEURS PUBLICS&nbsp;:</strong></h2>
<p>Le&nbsp;DREAL, le Commissaire à l’Aménagement des Pyrénées, le Directeur Régional de SNCF Réseau et de SNCF Mobilité sont associés à nos travaux et à nos réunions statutaires.</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/un-reseau-d-acteurs-2/">Un réseau d’acteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les acteurs institutionnels</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/les-acteurs-institutionnels-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Un réseau d’acteurs]]></category>
		<category><![CDATA[CNM]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Intermodalité]]></category>
		<category><![CDATA[LGV MontpellierPerpignan]]></category>
		<category><![CDATA[Logistique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux Transeuropéens]]></category>
		<category><![CDATA[Transport intermodal]]></category>
		<category><![CDATA[Transport marchandises]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/les-acteurs-institutionnels-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>en cours de construction</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/les-acteurs-institutionnels-2/">Les acteurs institutionnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><p><span style="font-size: 12.16px; line-height: 15.808px;">en cours de construction</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/les-acteurs-institutionnels-2/">Les acteurs institutionnels</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les fiches projets</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/les-fiches-projets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eurosud]]></category>
		<category><![CDATA[Barcelone]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[LGV Espagne France]]></category>
		<category><![CDATA[LGV MontpellierPerpignan]]></category>
		<category><![CDATA[Logistique]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux Transeuropéens]]></category>
		<category><![CDATA[Travaux Publics]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/les-fiches-projets/</guid>

					<description><![CDATA[<p>en cours de construction</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/les-fiches-projets/">Les fiches projets</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><p><span style="font-size: 12.16px; line-height: 15.808px;">en cours de construction</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/les-fiches-projets/">Les fiches projets</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/lgv-bordeaux-toulouse-narbonne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les principaux projets]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Liaisons transpyrénéennes]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux Transeuropéens]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/lgv-bordeaux-toulouse-narbonne/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La grande majorité des besoins de mobilité de la population de Toulouse et de Midi-Pyrénées est assurée par les modes aériens et routiers, la part du train restant marginale. Dans...</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/lgv-bordeaux-toulouse-narbonne/">LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><p>La grande majorité des besoins de mobilité de la population de Toulouse et de Midi-Pyrénées est assurée par les modes aériens et routiers, la part du train restant marginale. Dans une perspective de développement durable, il est indispensable de rétablir cet équilibre en faveur du train, mode le plus doux pour l’environnement et le moins consommateur d’espace et d’énergie.</p>
<p><span id="more-4864"></span></p>
<p>&nbsp;Les LGV correspondent au premier maillon d’un système de transport durable – report de la route et de l’aérien vers le rail – qui correspond aussi aux volontés de la commission européenne et du Grenelle de l’environnement.</p>
<p>Historiquement, l’axe Garonne-Aude, entre les Pyrénées et le Massif Central constitue la transversale la plus fréquentée du pays depuis l’Antiquité. Progressivement, on y a construit une voie romaine, des routes, le Canal du Midi, une voie de chemin de fer et une autoroute. Il n’y manque plus qu’une LGV. Le projet de cette liaison transversale figurait dès 1990 dans le schéma national des liaisons ferrées à grande vitesse. On parlait alors de « l’Axe Grand Sud » ou encore de « LGV des deux mers ».</p>
<p>La LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne représente aujourd’hui la principale transversale du réseau ferroviaire français. Cette ligne permettra de relier entre elles l’ensemble des capitales régionales et des principales villes et agglomérations du Sud de la France et de les connecter à l’Espagne et à l’Italie.</p>
<p>Il faut cependant distinguer la LGV Bordeaux-Toulouse qui fait partie des GPSO et le tronçon Toulouse-Narbonne. Ainsi, même si la continuité de ces deux lignes est indispensable à la cohérence du réseau, elles ne font pas l’objet des mêmes volontés d’aménagement.</p>
<h3><em><strong>Axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne : de l’Atlantique à la Méditerranée&nbsp;</strong>Un projet d’aménagement territorial fort et ambitieux pour la France et l’Europe&nbsp;Relier l’Atlantique à la Méditerranée</em></h3>
<p>En complément de la liaison Toulouse-Limoges-Orléans-Paris, ce projet revêt à la fois une dimension interrégionale et internationale, en ce qu’il constitue l’un des maillons-clés d’un ensemble plus vaste, reliant deux façades maritimes, l’arc atlantique et l’arc méditerranéen et mettant en contact deux radiales ferroviaires à grande vitesse à vocation européenne : les LGV constituant le projet prioritaire numéro 3 de l’union européenne (la branche Atlantique et la branche Méditerranéenne).</p>
<p>En termes d’aménagement du territoire, cela permettrait de sortir de la logique française « radiale », qui dure depuis des décennies : la LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne amorcerait une superposition judicieuse d’axes radiaux et transversaux.</p>
<h3><strong>Un axe transversal d’intérêt national et européen qui n’est toujours pas inscrit au RTE-T</strong></h3>
<p>L’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne constitue le seul axe transversal d’intérêt national et européen du réseau ferroviaire français : il représente un enjeu majeur pour l’organisation des déplacements voyageurs entre le Sud- Ouest et le Sud- Est français (qui verra bientôt l’arrivée de la LGV PACA) ; entre Bordeaux, Toulouse et Barcelone, ainsi que pour le transport de marchandises dans ces régions. Cet axe n’est pour l’heure pas inscrit au sein des projets prioritaires de l’union européenne, ce qui le prive de l’apport de financements européens. Néanmoins, l’inscription de cet axe en tant que projet prioritaire est envisageable lors de la révision du RTE-T prévue dans le courant de l’année 2010.</p>
<p>L’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne : une connexion entre les LGV des façades atlantique et méditerranéenne</p>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/ilsst-cieu.jpg" alt="" border="0"></div>
<p>Fond de carte : LISST CIEU</p>
<p><strong>Réalisation Eurosud Transport</strong></p>
<h3><em><strong>Vers un couloir alternatif pour le fret, pour délester l’axe rhodanien</strong></em></h3>
<p>L’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne à grande vitesse permettra la libération de capacités importantes sur la ligne existante pour la circulation du fret, tant à l’intérieur du couloir garonnais qu’en transit, et ce particulièrement sur le tronçon Toulouse-Narbonne, dans la perspective d’utilisation de l’axe Perpignan-Toulouse-Paris, comme alternative au couloir rhodanien. Cette nouvelle offre pourrait permettre un transport important de fret entre l’Espagne et l’Europe du Nord. Ceci est d’autant plus pertinent que la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (PALITO, anciennement dénommée POLT) fait aujourd’hui l’objet d’une volonté de revitalisation.</p>
<p>&nbsp;<strong>Réalisation Eurosud Transport</strong></p>
<p>La région Midi-Pyrénées et Toulouse au cœur de l’axe Atlantique &#8211; Méditerranée</p>
<h3><strong><em>Une ligne nouvelle indispensable pour Midi-Pyrénées</em></strong></h3>
<p>Entre 1999 et 2008, l’accroissement démographique de la région Midi-Pyrénées a été l’un des plus élevé de France, avec une croissance annuelle de 1,2% par an.</p>
<p>Toulouse est la cinquième aire urbaine française (avec un rythme de croissance de près de 2% par an), et il s’agit de la dernière grande ville de France à ne pas disposer de liaison ferroviaire performante avec Paris. Dans le contexte actuel de concurrence entre les territoires, la desserte par TGV est devenue indispensable à la compétitivité de Midi-Pyrénées et de sa capitale qui gagne plus de 16 000 nouveaux habitants par an. Toulouse, son agglomération et sa région ont besoin de se rapprocher des grandes métropoles françaises et espagnoles que sont Lyon, Marseille, Bordeaux, Montpellier, Barcelone, Madrid, Saragosse et de multiplier leurs échanges avec elles.</p>
<h3><em><strong>La région Midi-Pyrénées, future plate-forme d’interconnexion centrale</strong></em></h3>
<p>Par leur position géographique stratégique, Toulouse et Midi-Pyrénées constituent un véritable carrefour interrégional des communications pour le Sud- Ouest européen.</p>
<p>L’axe Bordeaux-Toulouse-Narbonne à grande vitesse reliera la région Midi-Pyrénées aux façades Atlantique et Méditerranée et lui confèrera ainsi une fonction d’interconnexion centrale, renforcée par la jonction avec la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, alternative fret au couloir rhodanien, et dans la perspective d’un futur raccordement avec le projet de nouvelle traversée centrale des Pyrénées. Autre facteur qui plaide dans ce sens, le développement potentiel de l’activité de fret entre Barcelone et Toulouse. Ainsi, le port de Barcelone est implanté à Eurocentre (zone logistique située au Nord de l’agglomération toulousaine) à travers le terminal maritime de Toulouse (port sec). L’accord conclu entre le port de Barcelone et la plate forme logistique de fret ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises pyrénéennes. Ainsi, le port catalan, dans le but d’élargir son rayonnement et de gagner des parts de marché dans le transport par container, s’est implanté au Nord de la Haute-Garonne sur une surface de 20 hectares. De plus, le 3 février 2009, le nouveau service ferroviaire de transport de conteneurs « Barcelyon Express » reliant le port de Barcelone à la ville de Lyon a été mis en service. Il a été lancé par l’autorité portuaire de Barcelone, Renfe Operadora et Naviland Cargo. Ce service ouvre aux exportateurs, importateurs et opérateurs logistiques de nouvelles possibilités pour l’acheminement de leurs marchandises vers le monde entier grâce au réseau de connexion maritime du port de Barcelone qui est directement relié à 45 des 50 premiers ports à containers du monde. L’opérateur portuaire à aujourd’hui en projet de mettre en place un service ferroviaire similaire pour relier Toulouse. Ce service ne pourra voir le jour que lorsque l’interopérabilité des réseaux ferroviaires français et espagnol sera effective.</p>
<h3><em><strong>Une nouvelle offre de transport structurante et complémentaire pour le Sud-Ouest</strong></em></h3>
<ul>
<li>une alternative et une complémentarité modales crédibles et pertinentes entre Toulouse et Paris avec un temps de parcours d’environ 3h (contre 5h aujourd’hui) et une desserte conséquente (au moins 15 allers-retours quotidiens)</li>
<li>des liaisons en moins de 3h vers 5 capitales régionales depuis Toulouse, afin d’améliorer les relations transversales : Barcelone (2h) &#8211; Bordeaux (1h05) &#8211; Montpellier (1h) &#8211; Marseille (2h30) &#8211; Lyon (3h), avec leurs prolongements vers l’Espagne et l’Italie.</li>
<li>une amélioration de la capacité de la ligne existante pour offrir des sillons supplémentaires de qualité au trafic fret, en particulier dans la perspective à long terme de l’évacuation vers le Nord des trains issus d’une nouvelle traversée ferroviaire des Pyrénées.</li>
<li>Faire de Toulouse un hub ferroviaire pertinent pour le Sud- Ouest (Bordeaux-Toulouse-Narbonne-Barcelone, Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, Séville-Madrid-Saragosse-Toulouse). &#8211; Drainer plus efficacement le potentiel aérien international (moyens et longs courriers) vers Toulouse.</li>
</ul>
<h3><em><strong>LGV Toulouse-Narbonne</strong></em></h3>
<p>La réalisation de la LGV Toulouse-Narbonne constituera en quelque sorte le dernier maillon des LGV du Sud- Ouest de la France. En effet, une foie sa réalisation terminée, les arcs Atlantique et Méditerranéens seront reliés. Narbonne sera alors le point de connexion des axes Bordeaux-Toulouse-Narbonne et Barcelone-Perpignan-Montpellier. Le tronçon Toulouse-Narbonne devrait être en service à l’horizon 2025 et mettra les deux villes à environ 35 minutes l’une de l’autre (contre 1h10 aujourd’hui). Le 24 novembre 2009, un comité de pilotage a validé le programme d’études et les modalités de la concertation. Voici en reprenant les propos de RFF ce qu’il devrait advenir du projet dans les mois et années à venir.</p>
<h3><em><strong>Création d’une ligne nouvelle ou aménagement de la ligne existante ?</strong></em></h3>
<p>D’une durée de 16 mois, les premières études fonctionnelles ont vocation à couvrir un ensemble de thématiques tel que les études techniques, économiques et environnementales, études de contexte territorial, d’aménagement du territoire, études de marchés et de prévisions de trafics. Ces études ont pour objectif de construire et de comparer plusieurs scénarii différents de développement des services ferroviaires et d’aménagements dont au moins un scénario de création d’une LGV et un scénario d’aménagements lourds de la ligne actuelle.</p>
<h3><em><strong>Un contexte favorable</strong></em></h3>
<p>Le contexte s’avère être favorable pour la réalisation de ce projet, aussi bien d’un point de vue politique, que concernant l’état d’avancement actuel des différents projets auxquels se raccordera le tronçon Toulouse-Narbonne :</p>
<p>Le contrat de projet Etat/région Midi-Pyrénées pour la période 2007/2013 comprend la réalisation de ces études.</p>
<p>A l’Est, entre Perpignan et Montpellier et à l’Ouest entre Bordeaux et Toulouse, les projets de lignes nouvelles sont désormais bien avancés et devraient tous deux être mis en service à l’horizon 2020 au plus tard.</p>
<p>Le 26 novembre 2009, RFF a pris la décision de lancer dès 2010 les études préliminaires (diagnostic et situation de référence : jusqu’à Avril 2010), puis aura lieu la construction de scénarios (entre mai et août 2010), suivie d’une comparaison de ces scénarios (fin aout 2010 à janvier 2011). Enfin, si le calendrier est respecté, une synthèse générale de ces études devrait avoir lieux entre février et mai 2011.</p>
<p>La loi du 3 août 2009 relative à la mise en œuvre du grenelle de l’environnement prévoit la réalisation de 2000 kilomètres de lignes ferroviaires nouvelles à grande vitesse d’ici 2020 (dont fait partie Bordeaux-Toulouse), ainsi qu’un programme supplémentaire de 2500 kilomètres avec notamment la réalisation du tronçon Toulouse-Narbonne.</p>
<h3><em><strong>Débat public prévu en 2012</strong></em></h3>
<p>Dans le cadre d’appels d’offre, RFF a retenu en octobre et novembre 2009 la plus part des prestataires (bureaux d’études) pour réaliser la première phase d’étude qui démarre en janvier 2010. L’objectif est de pouvoir saisir la commission nationale du débat public au début de l’automne 2011 pour un débat public qui s’engagera certainement en septembre 2012. L’examen des premières études par le comité de pilotage devrait avoir lieu en mai ou juin 2010. Les conclusions ou tendances qui en seront tirées devraient orienter la suite du travail. Afin d’associer l’ensemble des partenaires concernés, il a été décidé d’élargir le comité de pilotage, actuellement composé des financeurs du projet, aux conseils généraux de l’Aude et de la Haute Garonne, aux communautés d’agglomérations de la narbonnaise, du carcassonnais, du SICOVAL (Sud- Est toulousain) et à la communauté urbaine du Grand Toulouse. Un dispositif de concertation sera mis en place afin d’enrichir le projet et de s’assurer de la bonne diffusion de l’information.</p>
<h3><em><strong>Répartition du budget des études</strong></em></h3>
<p>Les financeurs des études qui s’élèvent à 1,3 millions d’euros sont RFF (325 000 euros), l’Etat (325 000 euros) et les régions Midi-Pyrénées (300 000 euros), Languedoc Roussillon (300 000 euros) et Aquitaine (50 000 euros).</p>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/real-euro.jpg" alt="" border="0"></div>
<p>&nbsp;Source : RFF</p>
<p>Le développement du réseau et des services ferroviaires : une priorité pour la Région Midi-Pyrénées La Région Midi-Pyrénées est engagée dans un processus sans précédent de modernisation et de développement de son réseau ferroviaire. Ainsi, le contrat de projet Etat/Région 2007/2013(CPER 2007/2013) prend en compte les différentes échelles des déplacements en Midi-Pyrénées :&nbsp;</p>
<p>&#8211; à l’échelle nationale et européenne, le CPER 2007/2013 doit préparer l’arrivée de la LGV Bordeaux-Toulouse de manière à relier la capitale régionale à Paris et aux réseaux européens&nbsp;</p>
<p>&#8211; à l’échelle régionale, le CPER 2007/2013 prévoit d’améliorer le transport régional de voyageurs et de proposer une offre de service performante</p>
<p>&#8211; à l’échelle locale, le CPER 2007/2013 doit accompagner l’émergence de nouveaux pôles multimodaux qui permettent d’accroitre l’usage des transports en commun au sein des villes moyennes de Midi-Pyrénées</p>
<p>Les objectifs du CPER 2007/2013 impliquent la formalisation d’un partenariat entre l’Etat, le Conseil Régional, les collectivités territoriales, RFF et la SNCF qui définissent de manière précise les conditions de mise en œuvre et les échéances des différentes opérations&nbsp;</p>
<p>-Le fret ferroviaire est un volet du transport ferroviaire s’inscrivant dans une logique de desserte durable du territoire. Si la Région n’a pas compétence pour le transport ferroviaire de marchandises, elle reste néanmoins attentive « à son maintien et à son développement sur le territoire » (SRADDT).</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/lgv-bordeaux-toulouse-narbonne/">LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/le-developpement-du-reseau-ferroviaire-a-grande-vitesse-espagnol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les principaux projets]]></category>
		<category><![CDATA[Aragon]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Fundacion Transpirenaica]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<category><![CDATA[Transport intermodal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/le-developpement-du-reseau-ferroviaire-a-grande-vitesse-espagnol/</guid>

					<description><![CDATA[<p>1. Un réseau dépassé jusqu’à l’arrivée de l’AVE a. Un passé ferroviaire difficile Clairsemé, confronté à un relief souvent difficile (l’Espagne fait partie des pays européens les plus « montagneux...</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/le-developpement-du-reseau-ferroviaire-a-grande-vitesse-espagnol/">Le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><p class="titre-content"><strong>1. Un réseau dépassé jusqu’à l’arrivée de l’AVE</strong></p>
<h3 class="titre-content"><strong><em>a. Un passé ferroviaire</em> <em>difficile</em></strong></h3>
<div class="content-Contenu1">Clairsemé, confronté à un relief souvent difficile (l’Espagne fait partie des pays européens les plus « montagneux »), très souvent à voie unique, le réseau ferroviaire espagnol hérité des grandes compagnies privées (Norte, Madrid-Zaragoza-Alicante) cumule encore aujourd’hui les handicaps : l’écartement spécifique de ses voies l’isole du reste de l’Europe (excepté avec le Portugal), le pays n’a pas connu de révolution industrielle et la croissance économique engagée dans le courant des années 1960 a engendré, comme dans l’ensemble des pays développés, un développement des infrastructures et du transport routier.</div>
<div class="content-Contenu1">Ainsi, dans les années 1960, la voiture était une norme sociale triomphante et le signe d’une émancipation trop longtemps contenue par la population espagnole. Le pays est alors un vaste chantier permanant où sont construits un peu partout des autoroutes, des périphériques […], pour tenter de canaliser la croissance des flux motorisés. A l’image de la France, prendre le train à cette époque est devenu « ringard », le rail étant alors identifié à l’Espagne du passé, lente, poussiéreuse et toujours en retard.</div>
<div class="content-Contenu1">En 1975, à la mort du général Franco, le réseau espagnol apparait donc dépassé, faute d’investissements importants, hormis pour des travaux d’électrification. A l’époque, ce retard prit par les espagnols en matière ferroviaire apparait d’autant plus flagrant lorsque le réseau est comparé à ses homologues européens. Ainsi, à la fin du vingtième siècle, les lignes composant le réseau ferroviaire ibérique apparaissent similaires à celles des pays en développement, les espagnols les considérants eux-mêmes comme « dignes du tiers monde ».</div>
<div class="content-Contenu1">Le développement économique du pays engagé depuis près de cinquante ans a tendance à se concentrer autour des principales agglomérations qui se situent souvent à la périphérie du pays (c’est le cas pour Barcelone, Valence, Alicante, Séville, Bilbao, Saragosse…). Le rail s’est alors retrouvé pendant plusieurs décennies dans une situation où il devait faire face à de gros problèmes de capacité.</div>
<div class="content-Contenu1">A ces phénomènes vient s’ajouter dans les années 1980, la démocratisation de l’avion qui incarne la norme pour les déplacements d’affaires et touristiques à moyenne et longue distance. A l’heure de l’entrée de l’Espagne dans l’union européenne en 1986, ce moyen de transport est même un « symbole fort » de l’intégration du pays à l’espace communautaire.</div>
<div class="content-Contenu1">Dès lors, il apparaissait difficile de croire encore au développement du chemin de fer. Comment le train pouvait-il apparaitre comme une solution majeure et durable pour les déplacements ? Trois évènements significatifs vont alors changer la donne à la fin du vingtième siècle. En premier lieu, l’urbanisation accélérée du pays va rendre indispensable la construction de métros et la création de réseaux ferroviaires de banlieues efficaces. Dans un second temps, le développement de la grande vitesse ferroviaire dans d’autres pays, tels que le Japon avec le Shinkansen et la France qui voit l’arrivée du TGV Paris-Lyon en 1981, interpellent l’Espagne. Enfin, passant aux actes en 1992, le pays se dote de sa première ligne ferroviaire à grande vitesse Madrid-Séville qui lui fait prendre conscience que le développement d’un réseau ferroviaire performant peut être un facteur structurant de son développement.</div>
<h3 class="titreH4"><em>b. 1992 : l’ouverture de la première ligne à grande vitesse Madrid-Séville</em></h3>
<div class="content-Contenu1">Avec le double objectif de relier les aires urbaines du pays entre elles et avec l’Europe, les différents gouvernements de la transition démocratique (aussi bien socialistes que populaires) post-franquiste ont effectué le pari de la grande vitesse ferroviaire. Nourrissants peu d’espoirs de redresser une situation du fret difficile, car extrêmement marginale sur le marché du transport de marchandises, les dirigeants politiques se focalisent donc sur le transport à grande vitesse de voyageurs.<br />
Ainsi, alors que le choix de création de la première ligne à grande vitesse aurait du se porter sur la liaison Madrid-Barcelone, les deux principales métropoles du pays, puis sur une liaison avec la frontière française, c’est Madrid-Séville qui a pourtant été choisie. Cette décision s’explique par le fait que la capitale de l’Andalousie accueillait en 1992 l’exposition universelle. Dès lors, le gouvernement de Felipe Gonzales opte en 1986 pour la réalisation de la ligne Madrid-Séville. Afin de faire sauter les goulets d’étranglement sur la voie unique existante, Gonzales souhaite au départ faire construire une ligne à écartement ibérique et à exploitation mixte. Néanmoins, lors du conseil des ministres du 9 décembre 1988, c’est l’écartement international (UIC) qui est retenu avec la création de lignes à grande vitesse uniquement destinées au transport de voyageurs .<br />
La première ligne AVE à voir le jour est donc Madrid/Atocha-Séville qui a été mise en service le 21 avril 1992. Cette ligne, même contestée au départ, s’est avérée être un succès pour la RENFE, et une référence tant technique que commerciale pour les lignes AVE à venir. D’une longueur de 471 kilomètres, elle est devenue très rapidement rentable. En quinze ans, entre 1992 et 2007, la RENFE y a transporté 80,9 millions de clients, dont la moitié empruntait le trajet Madrid-Séville dans sa totalité. Si le train ne respectait pas les horaires initialement prévues, les clients étaient remboursés. Ainsi, en 2006, la ponctualité des trains sur la ligne a été de l’ordre de 99,6%. De plus, entre 1992 et 2006, l’offre de places y a été multipliée par quatre passant de six à vingt allers/retours quotidiens. Avec l’élévation de la vitesse commerciale de 250 à 300 km/h, l’ensemble du trajet Madrid-Séville ne dure plus que 2h15. Ainsi, dans sa concurrence avec l’avion, l’AVE capte plus de 80% des parts de marché, contre 20% pour l’aérien .<br />
A cette époque, le ministre des transports José Barrionuevo fait étudier la transformation à voie UIC de l’ensemble du réseau existant, dont l’évaluation financière, sans doute extrêmement élevée, ne sera jamais véritablement connue.</div>
<div class="cont-dic">Président du gouvernement espagnol durant quatre mandats de 1982 à 1996<br />
GARICOIX M., Espagne : la grande vitesse, doucement mais sûrement, in Ville et transports, 26 décembre 2007</div>
<div class="titreH5" style="text-align: center;">Le réseau ferroviaire espagnol</div>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/rx-esp.jpg" alt="" border="0"></div>
<div class="source" style="text-align: center;">Source : BusinessTravel</div>
<p class="titreH3"><strong>2. Un matériel roulant s’adaptant à l’hétérogénéité du réseau</strong></p>
<div class="content-Contenu1">En Espagne, les trains circulant sur les LGV sont de deux types : des AVE dont la vitesse est supérieure à 250 km/h et des trains équipés avec des dispositifs de changement d’écartement de voie (dont la vitesse est inférieure à 250 km/h). Ces dispositifs permettent qu’un même train puisse réaliser une partie de son itinéraire sur des voies à écartement UIC et à grande vitesse, et l’autre partie sur des voies à écartement ibérique et à vitesses moins élevées sans rupture de charge et sans perte de temps. La connexion entre les deux réseaux se réalise avec des « échangeurs d’écartement de voie ». Ainsi, par exemple, un train qui fait le trajet Madrid-Bilbao circule sur une LGV à écartement UIC entre Madrid et Valladolid. Dans cette ville, le train adopte l’écartement de voie ibérique et continue son trajet par la ligne conventionnelle jusqu’à Bilbao. Alors que dans le système français le TGV peut circuler sur l’ensemble du réseau et que les LGV sont entièrement destinées à sa circulation, dans le cas espagnol, les AVE ne circulent que sur les nouvelles lignes qui sont pourtant ouvertes à la circulation de d’autres types de trains.</div>
<div class="titreH5" style="text-align: center;">L’Alta Velocidad Espagnola</div>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/alta-esp.jpg" alt="" border="0"></div>
<div class="cont-dic" style="text-align: center;">Selon Virginia Gilles, directrice de la plateforme logistique « Aquitaine-Euskadi »<br />
PEIT</div>
<p class="titreH3"><strong>3. Le plan stratégique pour les infrastructures de transports de 2004 : une place importante accordée au développement du réseau ferroviaire</strong></p>
<h3 class="titreH4"><em><strong>a. Le plan de développement des infrastructures précédant le PEIT</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">Voyants la réussite incontestable de l’AVE Madrid-Séville, les différents gouvernements espagnols vont dès lors faire preuve d’un volontarisme important pour développer le réseau ferré à grande vitesse du pays. De plus, l’intégration de l’Espagne à l’union européenne au milieu des années 1980 lui permet désormais de bénéficier de fonds européens pour rattraper son retard.<br />
Dans un premier temps, le « plan de développement des infrastructures »(PDI) porté par le ministre des transports, Francisco Alvarez Cascos, prévoyait la construction de 7 200 kilomètres de lignes AVE entre 2000 et 2007, en débutant par la liaison Madrid-Barcelone. Dans les faits, « seulement » 1035 kilomètres de lignes nouvelles ont été réalisés entre 2003 et 2007 (aucune ligne n’ayant ouverte entre 2000 et 2002) et la ligne Madrid-Barcelone n’a été mise en service dans sa totalité qu’en 2008. En 2004, un nouveau plan va succéder au PDI.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>b. Cadre général du PEIT de 2004</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">La ministre des transports qui succède à monsieur Alvarez Cascos, Magdalena Alvarez (socialiste), a présenté le 23 décembre 2004 un « plan stratégique pour les infrastructures de transports » (PEIT) pour la période 2005-2020. Ce plan a normalement vocation à être réactualisé tous les quatre ans. Son objectif principal, concernant le volet ferroviaire, est de parvenir aux dix milles kilomètres d’AVE en 2020.</div>
<div class="content-Contenu1">Ce macro programme d’investissements de 241,4 milliards d’euros comprend la réalisation de routes de grande capacité, de lignes de chemin de fer, de travaux portuaires et aéroportuaires. Il s’agit de la première grande initiative économique du gouvernement Zapatero, confirmant ainsi la priorité de l’Espagne donnée aux infrastructures de transport.</div>
<div class="content-Contenu1">Le ministère du Fomento a indiqué sa volonté de faire largement appel aux financements privés puisque 40% des investissements de ce plan devraient être réalisés aux travers de mécanismes de partenariat public-privé. De fait, la quasi-totalité des investissements dans le domaine aéroportuaire (à hauteur de 97,8%) et portuaire (à hauteur de 90,3%) devraient faire l’objet de ce type de montages ; 25% des investissements routiers et 18,6% des investissements ferroviaires sont également censés être réalisés sur ce modèle.<br />
Les principaux objectifs du PEIT sont au nombre de quatre (regroupés ci-après en deux parties) : servir de vecteur au développement économique, contribuer à la cohésion sociale et territoriale, veiller au respect de l’environnement et assurer la qualité et la sécurité des services de transport.</div>
<div class="titreH4">Servir de vecteur au développement économique et contribuer à la cohésion sociale et territoriale</div>
<div class="content-Contenu1">Les infrastructures de transport sont un instrument de développement économique et de modernisation du pays, ainsi que d’amélioration de la productivité et de la compétitivité des entreprises. Ces infrastructures doivent également contribuer à la cohésion sociale et territoriale et assurer une équité d’accès aux services publics (éducation, santé…) et aux emplois : 94% de la population doit se situer à moins de 30 kilomètres d’un axe routier de grande capacité et 90% de cette même population doit se trouver à moins de 50 kilomètres d’un réseau ferroviaire de « hautes prestations ». Chaque capitale régionale doit ainsi être desservie par une route à deux fois deux voies et par une voie ferrée de « hautes prestations ». Le nouveau plan doit permettre de passer d’un réseau d’infrastructures radial autour de Madrid à un réseau maillé par la clôture ou la réalisation de grands itinéraires routiers (route de Plata, axe méditerranéen, autoroutes corniche Cantabrique et Saragosse-Teruel-Valence, connexion vallée du Douro-vallée de l’Ebre, réalisation d’un grand pentagone central évitant le passage par Madrid…) et ferroviaires (nouvelle liaison ferroviaire de « hautes prestations » entre la Méditerranée et l’Atlantique : Sagonte-Saragosse-Vitoria). Ces corridors permettent de relier les différentes régions espagnoles sans passer obligatoirement par Madrid.</div>
<pre class="cont-dic">UIC HIGH SPEED DEPARTEMENT, High speed lines in the world, 14 juin 2009</pre>
<div class="titreH4">Veiller au respect de l’environnement et assurer la qualité et la sécurité des services de transport</div>
<div class="content-Contenu1">Une « mobilité durable » doit permettre une diminution de l’impact des transports en termes d’émission de gaz à effet de serre, ainsi que le respect des engagements internationaux. Une meilleure efficacité dans l’usage des transports, ainsi qu’une alternative à la prépondérance actuelle de la route et du transport privé doivent être recherchées. Cela implique plus de transports publics, plus de ferroviaire (voyageurs et marchandises), plus de maritime et de cabotage et plus d’intermodalité en améliorant l’efficacité de la chaîne logistique.<br />
En outre, quelque soit le mode de transport utilisé, il peut être envisageable de créer une agence de la sécurité et de la qualité des services de transport, de la mise en place de plans de maintenance des infrastructures, d’audits externes et d’une charte du droit des usagers.<br />
Sur le plan routier, les objectifs retenus pour contribuer aux objectifs européens concernent l’amélioration de la capacité sur les corridors les plus chargés, la maintenance générale du réseau, mais également la requalification du réseau autoroutier de première génération, l’amélioration de la signalisation et la mise en place de nouvelles technologies de gestion de trafic. Concernant le ferroviaire, l’amélioration de la sécurité se traduit notamment par le programme de suppression des passages à niveau.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>c. Une priorité donnée aux transports ferroviaires dans les choix d’investissements</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">En s’étalant sur une période plus importante que le PDI, le PEIT permet d’élargir les projets de restructuration du réseau ferroviaire aux projets de réaménagement des lignes conventionnelles. Pour Antonio Gonzales Marin, président de l’ADIF, « le PEIT 2005-2020 est un choix clair pour un moyen de transport public de qualité et sûr, qui doit jouer un rôle-clé dans la croissance du pays et le respect de l’environnement ».<br />
Le PEIT, sans apporter d’informations précisent sur des opérations « ciblées », indique toutefois le montant des investissements attribués à chaque moyen de transport. Ainsi, 48,7% sont destinés au transport ferroviaire, 26,8% au transport routier, 9,4% au maritime et 6,3% au secteur aéroportuaire.</div>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/montant.jpg" alt="" border="0"></div>
<div class="source" style="text-align: center;">Source : Ministère du Fomento, PEIT 2004</div>
<div class="content-Contenu1">Comme indiqué dans le graphique ci-dessus, le PEIT consacre donc près de la moitié des investissements, soit près de 121,1 milliards d’euros, aux investissements en infrastructures de transport ferroviaire.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>d. Une place croissante pour le fret ferroviaire</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">L’élément qui semble le plus novateur de ce plan est le développement de 9000 kilomètres de voies ferroviaires à « hautes prestations » en améliorant principalement les lignes existantes, mais également en réalisant des lignes nouvelles. L’objectif est de parvenir à une meilleure prise en compte du transport de marchandises et à la réalisation de lignes ferroviaires mixtes, confirmant ainsi la volonté du gouvernement espagnol de donner un essor au fret ferroviaire. La vitesse autorisée sur ces lignes n’est pas indiquée, mais elle devrait vraisemblablement être de l’ordre de 250 km/h. Pour exemple, il est prévu la création d’axes mixtes à vitesse élevée entre Madrid et Lisbonne, au niveau du Y basque ou entre Valladolid et Asturies. Ainsi, la priorité des investissements réalisés dans ce cadre n’est plus la réalisation de liaisons voyageurs à grande vitesse, comme c’était le cas dans le PDI, qui donnait notamment la primauté à la réalisation de la ligne Madrid-Saragosse-Barcelone. Cette approche se limite ainsi aux itinéraires suivants : Madrid-Séville/Malaga, Madrid-Saint Jacques de Compostelle, Madrid-Saragosse-Barcelone et Madrid-Valence/Alicante. Selon Magdalena Alvarez Arza, cette politique doit permettre une meilleure utilisation des infrastructures et technologies existantes tout en assurant une meilleure maitrise des financements publics. Comptant également sur les trains à écartement variable, le PEIT s’appuie sur les acquis de la vitesse élevée pour englober dans ses objectifs des lignes à écartement ibérique : à terme, elles doivent devenir des lignes à « hautes prestations » et s’offrir la possibilité d’être mixtes, en acceptant des convois de fret spécialisés. Concernant ce point, le président de l’ADIF affirme que « le plus intéressant n’est pas forcement une vitesse de pointe, mais plutôt la garantie de tenir une bonne vitesse commerciale ».<br />
Un programme d’investissement de 5 milliards d’euros destiné à améliorer d’ici 2013 les performances du système ferroviaire espagnol pour le développement du transport de marchandises est actuellement en cours.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>e. Assurer la connexion avec les réseaux ferroviaires européens et français</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">Le PEIT a également pour objectif le développement de l’interopérabilité avec le réseau ferroviaire européen, notamment en augmentant la longueur du réseau à écartement UIC, qui était au moment de la réalisation du PEIT, de seulement 1000 kilomètres sur les 13 500 kilomètres de la totalité du réseau.<br />
Le PEIT précise également les liaisons routières et ferroviaires trans-pyrénéennes avec le réseau français. Ainsi, concernant les liaisons ferroviaires, deux liaisons mixtes correspondants au « projet prioritaire n°3 du RTE-T », à savoir Vitoria-Irun-Bordeaux et Perpignan-Figueras sont prévues. C’est également le cas de la traversée centrale des Pyrénées aragonaises à partir de Huesca. A ce titre, le PEIT confirme le rapprochement des positions françaises et espagnoles quant à la priorité à donner au fret ferroviaire (et au transport maritime). Néanmoins, le document précise également les divergences quant au processus de choix du tracé de la traversée centrale des Pyrénées entre les Etats espagnols et français, ce dernier tardant à se positionner.<br />
Tirant profit des quelques erreurs commises lors de la réalisation de la ligne Madrid-Saragosse-Lérida , le PEIT de 2004 a donc pour but d’accélérer de manière efficace et réaliste le développement du rail espagnol en s’appuyant sur des expériences réussies telle que Madrid-Séville, mais également sur les bonnes performances de la vitesse élevée pratiquée avec « Euromed » depuis 1997 sur l’axe Alicante-Valence-Barcelone et avec « Alaris » entre Valence et Madrid.</div>
<p class="titreH3"><strong>4. Les ambitions du plan d’infrastructures de transports lancé en 2010</strong></p>
<h3 class="titreH4"><em><strong>a. Continuer les efforts entrepris depuis une vingtaine d’années</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">L’effort de construction de lignes nouvelles à écartement UIC, l’intégration des tracés existants à écartement ibérique, contribuent à dessiner une Espagne avec non pas deux réseaux aux standards différents, mais plutôt avec une seule trame : la grande vitesse connectée à des lignes à hautes prestations qui absorbent les voies plus anciennes. Ces dernières, même si il en demeurera encore si et là pendant de longues années, se situeront très certainement au niveau de dessertes très spécialisées telles que dans les banlieues de Madrid, Barcelone ou Bilbao. A ce sujet, restent aujourd’hui de nombreux kilomètres de voies métriques exploitées par les Communautés Autonomes.<br />
Annoncé à l’été 2007, le transfert des « services banlieue » de la RENFE à ces communautés trouve ici une certaine pertinence.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>b. Développer l’emploi et l’inter modalité</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">Le ministre des transports espagnol José Blanco a indiqué que l’emploi et la cohésion territoriale étaient une des priorités du plan d’infrastructures de transports. Ainsi, le plan prévoit de développer les réseaux de marchandises et les trains à grande vitesse, tout en créant ou pérennisant des centaines de milliers d’emplois. Comme l’indique le ministre lui-même, « cet investissement devrait créer ou maintenir 400 000 emplois en plus des 500 000 prévus par le budget de l’Etat en 2010 » sur l’ensemble du territoire espagnol.<br />
L’objectif de cette opération est de mettre « tous les territoires et tous les citoyens espagnols sur un pied d’égalité en matière de transports ». Le ministre a notamment évoqué, le 10 janvier 2010, la création de liaisons entre les ports et les voies de transport ferroviaire, de connexion entre ces dernières et les centres de logistique, mais également le développement du réseau des transports en commun régionaux.</div>
<h3 class="titreH4"><em><strong>c. Un financement assuré par des fonds publics et privés</strong></em></h3>
<div class="content-Contenu1">Le plan a été réalisé en collaboration avec le ministère de l’économie. Son montant est de 15 milliards d’euros et devrait s’ajouter aux 19 milliards d’euros que prévoit d’investir en 2010 l’Etat dans ce domaine . Le lancement officiel et concret des opérations est lui prévu pour le second semestre de l’année 2010. Le plan devrait être financé aussi bien par le secteur public que par des fonds privés, à différentes échelles. De fait, le projet sera en partie financé par « les grandes entités financières espagnoles » comme l’a annoncé le ministre. Le groupe bancaire SANTANDER, entre autres, a déjà affiché son intérêt pour ce grand projet. De plus, la banque européenne d’investissement (BEI) devrait apporter son soutien à hauteur de 50% des 15 milliards d’euros, tout comme l’institut de crédit officiel (ICO) dont la participation devrait atteindre 20% du montant total.</div>
<p class="titreH3"><strong>5. Le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol en passe de devenir le plus important d’Europe</strong></p>
<div class="content-Contenu1">A la fin de l’année 2010, si les projets d’infrastructures de LGV ne sont pas trop ralentis de l’autre côté de la chaîne des Pyrénées, notamment à cause de la crise économique, l’Espagne va devenir leader européen du nombre de kilomètres de LGV (2521 kilomètres), passant ainsi devant la France (1961 kilomètres). A l’échelle mondiale, le pays se trouvera alors en situation de dauphin de la Chine qui devrait disposer d’ici 2012 d’un réseau de plus de 10 000 kilomètres.</div>
<div class="content-Contenu1">&nbsp;</div>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/dev-ligne.jpg" alt="" border="0"></div>
<div class="source" style="text-align: center;">Source: High speed lines in the world (au 14 juin 2009)<br />
Réalisation Eurosud Transport</div>
<div class="cont-dic">ECONOSTRUM.INFO, L’Espagne lance en 2010 un plan d’infrastructures de transport ambitieux, 19 janvier 2010</div>
<div class="content-Contenu1">Le graphique ci-dessus illustre clairement la volonté de l’Etat espagnol de développer son réseau de LGV. En effet, ce réseau qui n’a connu que la mise en service de la ligne Madrid-Séville entre 1992 et 2003, soit 471 kilomètres, disposait de près de 1600 kilomètres de lignes en 2009, soit la mise en service de presque 1200 kilomètres de LGV en 6 ans. En 2009, l’Espagne se trouvait alors en seconde position à l’échelle européenne, derrière la France et ses 1937 kilomètres de LGV. Dans l’état actuel des choses, l’Espagne prévoit à l’horizon 2025 un réseau qui devrait dépasser les 5000 kilomètres, alors que la France, devrait elle en avoir un petit peu moins de 5000 à la même date, dépassant très largement l’Allemagne qui arrivera en troisième position avec moins de 2500 kilomètres de LGV.<br />
Actuellement, l’Espagne dispose de 2219 kilomètres de LGV en construction, contre seulement 378 kilomètres pour l’Allemagne et 299 kilomètres pour la France.</div>
<div class="content-Contenu1">&nbsp;</div>
<div class="imgIM1" style="text-align: center;"><img decoding="async" src="images/stories/dev-nomb.jpg" alt="" border="0"></div>
<div class="source" style="text-align: center;">Source: High speed lines in the world (au 14 juin 2009)<br />
Réalisation Eurosud Transport</div>
<div class="content-Contenu1">Le tableau ci-dessus indique la vitesse à laquelle le réseau LGV espagnol se développe en comparaison de son homologue français, qui a pourtant vue la mise en service de la ligne Paris-Lyon onze ans avant Madrid-Séville. Le réseau LGV français aura mis près de 30 ans pour atteindre les 2000 kilomètres, quand celui de l’Espagne en aura mis seulement 18 et que, comme indiqué précédemment, seule la ligne Madrid-Séville était en service en 2002. C’est donc à partir de 2003 et de la mise en fonctionnement de la ligne Madrid-Saragosse-Huesca/Lérida que tout s’est accéléré pour le réseau espagnol.<br />
Néanmoins, il est nécessaire de rappeler que les retards observés dans la construction de plusieurs lignes en Asturies, Murcie et Galice pourraient remettre en cause l’atteinte rapide de l’objectif espagnol qui est de disposer du réseau LGV le plus développé d’Europe.</div>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/le-developpement-du-reseau-ferroviaire-a-grande-vitesse-espagnol/">Le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projets connexes</title>
		<link>https://www.eurosudteam.com/projets-connexes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2015 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les principaux projets]]></category>
		<category><![CDATA[Défendre]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[LGV MontpellierPerpignan]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Ouest Européen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://eurosud-transport-wp.wra-protect.com/2015/10/05/projets-connexes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>en cours de construction</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/projets-connexes/">Projets connexes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"></style><p>en cours de construction</p>
<p>L’article <a href="https://www.eurosudteam.com/projets-connexes/">Projets connexes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.eurosudteam.com">Eurosud TEAM</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
